Les loups cadurciens sont entrés dans Paris

(photo : le groupe devant l'Opéra Garnier)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes partis un beau matin de mars, dans le froid, avec pour seule promesse que du sang, des larmes et de la sueur. Notre groupe de premières scientifiques du lycée Monnerville de Cahors se préparait à une semaine de froid polaire, la météo de dernière minute prévoyait un séjour difficile. Bref, cinquante-deux gosses se sont concentrés de manière assez surréaliste à cinq heures du matin avec leurs valises deux fois plus grandes qu'eux, emportant mascara et saucisse sèche…

 

À quatorze heures nous arrivions frais comme des gardons devant le Louvre, près à emmagasiner la nourriture culturelle de la capitale. Voguant sur l'inspiration des Phares de Baudelaire, nous allions de da Vinci à Watteau, en passant par Vermeer, sous la pyramide de milles facettes nous étions déjà la belle compagnie oubliant toute rattache à la vie réelle. Escale au Palais Royal, chorégraphie sur la sculpture en colonne de la place, nous devenons des statues callipyges mythologiques, puis direction l'hébergement à pied, au cœur du Marais, à deux pas des quais de Seine. Grandes chambrées, cinq, six, huit, neuf, garçons, filles, l'ambiance n'est pas à regretter… Mardi : musée d'Orsay, Monet, Caillebotte, Manet, Van Gogh, mais aussi au travers de l'exposition La nuit étoilée, Kandinsky, Klimt, nous nos sommes régalés et avons pu mettre des toiles, du concret sur les références étudiées au lycée. L'après-midi nous avons déambulé au palais de la découverte entre les différents pôles, de la biologie à l'informatique, de la chimie aux illusions d'optique, nombreuses étaient les animations proposées par de véritables scientifiques pour mieux approcher une interrogation, tout en émotions et en surprise, comme par exemple avec la présentation de l'air liquide. Mercredi matin nous avons eu droit à la visite guidée de l'opéra Garnier fort intéressante pour comprendre les mœurs du XIXème en lien avec nos études de lettres, puis après un déjeuner sur le perron du monument, nous avons suivi le boulevard Haussmann, passant dans les petits passages très commerçants aux colorations ocres et aux ambiances tapageuses, pour arriver au Grand REX, le plus grand des cinémas où une visite interactive nous a permis de nous mettre en scène dans un court-métrage ainsi que de doubler George Clooney ou Claudia Cardinal. Passage à Beaubourg, Picasso, Matisse, le dadaïsme, avant une excursion rue de Rivoli. Le lendemain, nous découvrons l'Orangerie, nous faisons oindre par les nymphéas de Monet, effleurons Marie Laurencin, puis ballade vers la Tour Eiffel ou Montmartre. Le conteur affiche déjà quatre-vingt kilomètres à pied (ça use…). Vendredi, dernière journée avec le musée des Arts et Métiers, des instruments de physiques de Lavoisier aux premiers ordinateurs en passant par la pendule de Foucault. Ultime achats boulevard Saint-Antoine pour survivre dans le bus, retour en cité lotoise en fin de soirée.

 

Un voyage enfin, pour redécouvrir la culture artistique et scientifique, pour la toucher, la sentir, pour redécouvrir aussi nos professeurs dans la complicité d'une marche sur les trottoirs parisiens, apportant parfois des moments cocasses comme des essayages improbables de lunettes punk. À recommencer sans aucun doute…

 

Pablo LACOMBE, élève

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par Pascal-Jacques Virlogeux le 28 mars 2017 à 08:46

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